L'analyse du cycle de vie

La pensée cycle de vie vise la prise en compte des relations environnementales, économiques et sociales propres à un produit ou à un service « du berceau au tombeau ».

Le cycle de vie d’un produit inclut :

  • L'extraction et la transformation des matières premières.
  • La fabrication.
  • L'emballage et la distribution.
  • L'utilisation.
  • La fin de vie du produit.

Chaque étape du cycle de vie consomme de l'énergie et des ressources et génère des impacts sociaux, économiques et environnementaux. La pensée cycle de vie vise à minimiser les impacts négatifs et à accentuer les impacts positifs, tout en évitant de déplacer les problèmes d’une étape à l’autre du cycle. L’analyse (environnementale) du cycle de vie (ACV), l’analyse des coûts du cycle de vie (ACCV) et l’analyse sociale du cycle de vie (ASCV) sont des outils parmi d'autres de gestion du cycle de vie permettant d'évaluer les aspects environnementaux, économiques et sociaux (Source : CIRAIG).

Au sein de l’ECPAR

La plupart des membres de l’ECPAR utilisent la pensée cycle de vie pour établir les critères d’approvisionnement responsables. L’ECPAR a également recours à cette approche pour identifier les orientations qui apparaissent aux fiches techniques produites. En 2010, l’ECPAR a innové en se donnant une ACV sociale pour les ordinateurs. Un des membres fondateur de l'ECPAR est le CIRAIG, le Centre interuniversitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services, qui regroupe 130 chercheurs, professeurs et étudiants,  spécialisé dans ce domaine.

Analyse du cycle de vie du matériel informatique en fin de vie

Hydro-Québec utilise l'analyse du cycle de vie (ACV) depuis plusieurs années pour évaluer divers produits et services. En général, Hydro-Québec mandate le Centre interuniversitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG), ou une firme spécialisée dans le domaine, pour réaliser ce travail. Voici des exemples de sujets d'ACV réalisées pour le compte d'Hydro-Québec :

En 2011 dans le contexte de la mise en place du réglement sur la récupération et la valorisation des produits informatiques par le Ministère du Développement Durable de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), RECYC-QUÉBEC en collaboration avec le CIRAIG et le groupe AGÉCO, a réalisé une analyse de cycle de vie sur deux filières de fin de vie du matériel informatique: le reconditionnement pour le réemploi et le recyclage. Cette étude montre clairement l'avantage environnemental de la filière reconditionnement par rapport à l'envoi au recyclage direct du matériel usager d'un parc informatique. Le recyclage permet de récupérer des matériaux qui vont déplacer la production de matériaux vierges. Pour sa part, le reconditionnement permet de prolonger la vie utile des équipements informatiques qui vont décaler dans le temps la production d'équipement informatiques neufs. L'analyse sociale a confirmé les bénéfices sociaux supérieurs du système réemploi en comparaison du recyclage direct. En plus de permettre le respect de la hiérarchie des 3 RV, le système réemploi génèrerait des bénéfices supérieurs au recyclage direcct pour la société, pour les communautés locales, les jeunes en insertion ou en formation et en matière de promotion de la responsabilité sociale auprès des autres acteurs de la chaîne de valeur. 

Plusieurs autres organisations ont réalisé des ACV sociales au Québec. C’est notamment le cas de l’Association des recycleurs de pièces d’autos et de camions (ARPAC), qui a sollicité les services de Quantis et AGECO pour réaliser une ACV sociale et environnementale de pièces d’auto recyclées afin de les comparer à la performance de celles provenant de la filière concurrente. Les conclusions de cette étude viennent confirmer scientifiquement que les pièces automobiles recyclées représentent un meilleur choix que les pièces neuves ou génériques pour, notamment, les raisons suivantes :

  •     les pièces recyclées permettent d'éviter la production de pièces neuves;
  •     les pièces recyclées prolongent la durée de vie des pièces encore fonctionnelles qui seraient autrement envoyées à la récupération;
  •     l'utilisation de pièces recyclées contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Du point de vue socio-économiques, l'analyse fait ressortir que les pièces automobiles recyclées par les membres de l’ARPAC sont un meilleur choix pour assurer des retombées sociales et économiques positives pour la société.